Quel est l’histoire de l’enregistrement
de ce disque : comment est né l’envie d’enregistrer
?
Le groupe existe depuis maintenant 4 ans, il nous paraissait
normal de laisser une « empreinte ». Suite à
de nombreux concerts, le répertoire ou plus précisément
les compositions ont atteint une maturité, c’est
donc logiquement que l’envie d’enregistrer est
apparu.
Pourquoi en Belgique ?
Tout d’abord, pour la collaboration avec Stéphan
Kraemer (Yann Tiersen, London Symphonique Orchestra, Pleymo…),
ensuite le fait de passer 1 mois ensemble, loin de chez nous,
permettait une implication totale 24h/24 !
Le lieu était très important (Impuls Studios
– Herent), nous voulions enregistrer cet album de manière
« live », ce studio permettait de la faire, en
respectant « l’espace sonore » de chaque
instrument.
Evident le coût à aussi eu son importance, pour
un studio équipé de manière équivalente
en France, nous aurions payé beaucoup plus cher !!! (et les groupes qui décident de faire un disque en
auto production connaissent bien ce problème…).
Ca nous a permis de progresser énormément au
tarot (Claude–bassiste, s’est meme decidé
à participer à differents tournois).
Vous avez connu quelques galères d’ordre
financier ?
Le disque est en auto production, sous le label AD LIB qui
nous assure le suivi d’ordre administratif.
Nous n’aurions pu mener à bien ce projet sans
l’aide de différents partenaires : Ville de Troyes,
Maison du Boulanger, ORCCA, AT France, le Montabert, MJC Jean
Guillemin.
Maintenant que c’est fait, quel regard vous
portez tous sur cette expérience ?
Un regard évidemment positif ! ! !
Nous avons vécu une collaboration incroyable avec Stéphan
Kraemer (ingé son) et Olivier Moyne (réalisateur
artistique), nous avons inclus un travail sur le « sampling
» depuis, en bref, nous nous situons de manière
beaucoup plus concrète quant à l’écriture,
l’instrumentation des compos par rapport à la
formation du groupe.
Quel apport pour le groupe ?
Indéniablement, c’est notre carte de visite,
indispensable pour espérer jouer !
Ce disque est un peu l’aboutissement d’une histoire
commune, mais c’est aussi le début d’autre
chose : ça marque le passage à un autre statut,
l’envie de concrétiser sur des scènes
plus importantes le plaisir que vous prenez ensemble depuis
quelques années...
Il est difficile de classer la Zomb entre rock jazz...
C’est plutôt une chance, parce que ça ouvre
plus de perspectives, ou l’inverse ?
Si on raisonnait en termes de perspectives nous serions
tous occupés à faire de la technotranse dans
de jolis costumes a paillettes, malheureusement pour nous,
on a été nourri des le biberon par des musiques
inclassables et hors tendances (out of time !).
Propos recueillis par Jean Delestrade
www.myspace.com/zombmusic |