Reims Jazz Festival #11

Retour sur la dernière édition du Reims Jazz Festival.

La cuvée du Reims Jazz Festival 2004 fût, pour ma part, marquée par la découverte. Découverte d’esthétiques innovantes et encore trop rares dans nos contrées, de partis pris et de prises de risques. Ceci est bien sûr particulièrement vrai en ce qui concerne la programmation « allemande », et même berlinoise, de la première partie du festival au Centre Culturel Saint-Exupéry : Johnny La Marama, assumant sans complexe la multitude de ses orientations musicales, très rock’n’roll il est vrai, et l’omniprésent guitariste Frank Möbus, mêlant avec bonheur références appuyées et aventures contemporaines. Ce dernier pouvait difficilement passer inaperçu puisqu’il participait à trois formations différentes lors de ce festival (Carlos Bica & Azul, Der Rote Bereich et Erdman 3000), et ce, en respectant pour chacune d’elles l’univers particulier qui lui était proposé.

La deuxième partie du festival au Domaine Pommery, quant à elle, était peut-être moins homogène, mais n’a pas pour autant cessé de surprendre. Que ce soit le contrebassiste Yves Rousseau et son superbe projet « Fées et gestes », évoquant parfois le « Charms of the night sky » de Dave Douglas, tout en restant profondément personnel et onirique, ou la création de Franck Tortiller autour de Led Zeppelin, qui nous a proposé… la très belle écriture de Franck Tortiller, et non pas de Led Zeppelin, l’ONJ de Claude Barthélémy, navigant au gré de son répertoire si exigeant, ou la charmante Mina Agossi, marquant de son empreinte et par son charisme, tout le répertoire qu’elle abordait.

En bref, vivement l’année prochaine !

Pierre Villeret

www.djaz51.com