La playlist d'André Ze Jam Afane

Mais qui y a t'il donc dans sa platine ? Laissons-le nous le dire, il en parle très bien lui-même.

Leon Thomas Spirits known and unknown (Flying Dutchman, 1969)

Le disque s'ouvre avec une version de The Creator has a master plan (peace) touchée par la grâce. Suivent, entre autres, Song for my father et Malcom's gone,une complainte déchirante sur le martyre de Malcom X. Léon Thomas tire de sa voix toutes sortes de sonorités dans une messe dite pour les toutes les belles musiques.

J.B. Lenoir Passionate Blues (Bellaphon, 2003)

À l'écoute de ce disque,on peut affirmer qu'on n'a rarement chanté le blues avec autant de ferveur et d'engagement.

Eric Clapton Sessions for Robert J. (Reprise Records, 2004)

Clapton est possédé par l'âme de Robert Johnson, sa divinité nous ouvre les portes du ciel, mais notre coeur à la croisée des chemins saigne, à cause de la malédiction : Johnson a vendu son âme au diable pour que cette musique nous offre un peu de sa compassion.

Nina Simone Black gold (RCA, 1970)

On dit de Nina qu'elle donne la pleine mesure de son talent en concert. Dans la version de Black is the color of my true love's hair, un arpège de guitare déroule son motif sur le chant qui semble traîner : ça change tout.

Léo Ferré Enregistrement public, Théâtre des Champs-Élysées, 1984 (RCA, 1984)

Ce qui est vrai pour Nina l'est pour Léo : vivre pleinement avec son public, le verbe haut, la classe.