Eyal Maoz's Edom

Hope & Destruction

Je ne connaissais pour ma part absolument pas le guitariste newyorkais Eyal Maoz. C’était une grave lacune désormais en partie comblée. Le nouvel album de son quartet Edom qui paraît cet automne mérite largement que l’on y jette une oreille. Ce que l’on découvre pourrait être défini comme la rencontre de Joy Division et de Electric Masada, tout en nous renvoyant vers le Naked City. John Zorn n’est en effet pas loin et cet album sort d’ailleurs chez Tzadik. Malgré tout, il me semble que ce groupe profite de la brèche ouverte par ce dernier pour développer un projet dont l’originalité pourra difficilement être mise en cause.

Tout en utilisant pleinement les codes clairement étiquetés "New Wave" avec ses riffs obsédants, ses développements dramatiques répétitifs et intenses, sans oublier ses sonorités désincarnées, Edom parvient à déjouer les clichés mais à jouer sur les atmosphères, les contrastes avec une finesse et une élégance que l’on n’attendait pas dans ce contexte. Le résultat est un album fort, dont la noirceur n’est pas portée en étendard, mais permet au contraire la mise en relief de la beauté qui y est contenue.

Eyal Maoz est un nom à suivre et j’essaierai de vous parler prochainement d’un disque en duo avec un percussionniste nommé Asaf Sirkis, dont je pense le plus grand bien…

Pierre Villeret

www.eyalmaozmusic.com

www.myspace.com/eyalmaoz

www.tzadik.com